.: A la une de la presse du
week-end |
 |
 |

 |
 |
 |
 |
 |
 |
 A la une de la presse
du week-end par Ariane Bouissou
 |  |
 |
 |
 | Les
archives
Dimanche 17 Juin 2007 Comment remobiliser l'électeur qui est en
nous
"Législatives : second tour pour 35 millions
d'électeurs" titre VAR MATIN, tandis que MIDI LIBRE annonce "Le
quatrième tour de la présidentielle"... Et justement, c'est un peu
ça le problème, dans L'ALSACE, Francis Laffont admet que ce
quatrième rendez-vous électoral depuis le 22 avril a pu entrainer
une lassitude, "lassitude de nantis parmi les nationsdémocratiques",
souligne l'éditorialiste de L'ALSACE qui se demande si le premier
parti de France ne sera pas, ce soir, "Brocante, pêche, nature et
abstention" !
Du coup, nos journaux ne savent plus quoi
inventer pour remobiliser l'électeur qui est en nous : façon combats
de gladiateurs, LE JOURNAL DU DIMANCHE fait sa manchette sur "les
derniers combats" du 2eme tour, tandis que LE PARISIEN AUJOURD'HUI
EN FRANCE nous promet à la Une de tout nous dire sur "tous les duels
les plus chauds"...
Il y a aussi la façon "chevaliers du
ciel".... Elle est signée Olivier Picard : dans LES DERNIERES
NOUVELLES D'ALSACE, il évoque la dernière frontière à conquérir pour
les Hommes, celle de l'espace, avec le projet d'une filiale d'EADS
d'emmener des terriens ordinaires aux confins de l'atmmosphère, à
120km d'altitude.... Et met en parrallèle ce rêve d'Icare moderne
avec la nécessité d'aller voter pour déclencher le civisme chez nos
ados et faire grandir en eux "les ailes du désir"... Bravo l'artiste
!
Entre parenthèses, à la veille de l'ouverture du salon du
Bourget, demain, LE JOURNAL DU DIMANCHE publie une enquête sur "les
grandes manoeuvres dans le ciel français", notamment autour d'une
réforme d'EADS avec , croit savoir le JDD l'arrivée de nouveaux
actionnaires, comme l'allemand Daimler ou le français Lagardère
(propriétaire du Journal du dimanche)... Et puis, dans le genre Star
Treck, Gilles Debernardi s'amuse, dans LE DAUPHINE LIBERE d'un type
d'inhumation spatiale très en vogue aux Etats-Unis, le Space service
: il s'agit d'expédier vers le cosmos les cendres du cher disparu,
"Très cher, s'amuse Debernardi, comptez 500 dollars par gramme
transporté"... Et la plume du DAUPHINE LIBERE de regretter , "comme
ce vieux Brassens, les chaotiques corbillards
d'antan"...
Mais revenons à nos élections... Pour remotiver
l'électeur qui est en nous, il y a justement la façon "c'était mieux
avant" : et c'est Jean-Claude Souléry qui s'en donne à coeur joie
dans LA DEPECHE DU MIDI en regrettant ces dimanches d'élection
d'autrefois, où, "dans les cantons, les hommes s'habillaient en
cravate en signe de respect républicain, c'était un jour d'ardente
citoyenneté", souligne Souléry, ajoutant qu'à cette époque révolue ,
les femmes ne votaient pas encore, mais par contre, "toutes
faisaient bien la cuisine"... C'est presque aussi beau que du
Jacques Chirac saluant la femme corezienne, "dure à la peine, qui
sert les hommes à table et ne parle pas" !
A propos d'anciens
présidents de la République, LE PARISIEN revient sur les affaires
judiciaires qui pourraient bien empoisonner la retraite de Jacques
Chirac redevenu la nuit dernière à minuit, Cendrillon des temps
modernes, "un justiciable comme un autre". Et dans LE JOURNAL DU
DIMANCHE, Michèle Stouvenot fait ses choux gras du nouveau blog
de... Valéry Giscard d'Estaing ! On tape VGE dans Google, et, écrit
Michèle Stouvenot, on trouve tout de suite "le Blog du créateur de
Vulcania qu'on croyait éteint et qui est toujours dans le coup". Si
vous voulez savoir tout le mal que l'ancien président pense d'un
traité européen allégé, ou lire en allemand dans le texte la tribune
qu'il publie aujourd'hui dans la SUEDDEUTSCHE ZEITUNG c'est idéal !
Allez on termine avec un autre "c'était mieux avant" : LE
PARISIEN nous raconte "la bataille pour la messe en latin" de
paroissiens traditionnalistes de Saint-Martin de Niaffles, en
Mayenne, ils occupent l'église du village depuis trois semaines, des
vraies méthodes de gauchistes ! Nettement moins drôle, dans LE
MONDE, le chemin de croix des femmes de curés, sujet toujours tabou
dans l'Eglise catholique. Selon LE MONDE, la moitié des 161 prêtres
qui ont abandonné le saderdoce ces dix dernières années l'ont fait
pour officialiser une liaison clandestine. Stéphanie Le Bars a
recueillli le témoignage émouvant de plusieurs de ces femmes, dont
le compagnon, prêtre, mène la vie d'un homme marié ayant une
maîtresse, "sauf que là, dit l'une d'elle, l'épouse, c'est
l'Eglise"... Non-dits et hypocrisie ne datent pas d'hier, "c'est
l'histoire de la bonne du curé, dit l'une de ces femmes avec
amertume, quand le curé était brave, tout le monde acceptait la
situation". Bon dimanche et bon vote !
|
 |

 |
 |
 |
Samedi |
 |
07h57,
09h57, 11h27
|
Dimanche |
 |
07h57,
09h57, 12h27, 13h57
|
 | 
|